Πρόσφατα άρθρα

Μεταπτυχιακό εξ αποστάσεως πρόγραμμα για τη Διδασκαλία της Ελληνικής ως Δεύτερης/Ξένης Γλώσσας (Παν. Λευκωσίας - ΚΕΓ)

Το Πανεπιστήμιο Λευκωσίας σε συνεργασία με το Κέντρο Ελληνικής Γλώσσας διοργανώνει μεταπτυχιακό πρόγραμμα "Διδασκαλία της Ελληνικής ως Δεύτερης/Ξένης Γλώσσας (MA, 3 εξάμηνα) - Εξ Αποστάσεως".

Μεταπτυχιακό εξ αποστάσεως πρόγραμμα για τη Διδασκαλία της Ελληνικής ως Δεύτερης/Ξένης Γλώσσας (Παν. Λευκωσίας - ΚΕΓ)

Examine the role of self-deception in the historical poems of Cavafy

This is a heartfelt yet rigorous and intelligent essay submitted by Sophie Prewett for the course I teach to 3rd year undergraduate Classics students at the University of Reading where I have been teaching for the last thirteen years. My course bears the title 'My Mother's sin and other stories' aiming at introducing some major authors and works as well as trends in Modern Greek Poetry and Fiction from the late 19th century to the late 20th century in connection with both the history, sociocultural context and wider literary developments of their period and illustrating attitudes to the ancient past in the work of some selected poets and novelists. All texts are taught from English translations. My students take this course as optional and for the majority a whole new world of hidden Modern Greek treasures is unveiled. Many have called the experience of my course as 'a breath of fresh air' which i consider an ultimate credit...

Examine the role of self-deception in the historical poems of Cavafy

ΓΙΑΝΝΗΣ ΖΗΚΟΥΔΗΣ: Άξιον Εστί

Σκοπός της εργασίας αυτής είναι η προσέγγιση του Άξιον Εστί με ερευνητικό εργαλείο το ηρωοκεντρικό μοντέλο αφηγηματικής ανάλυσης που ανέδειξε η μακρά παράδοση συστηματικής ανάλυσης λογοτεχνικών έργων η οποία ξεκίνησε με τη μελέτη της δομής των ρωσικών παραμυθιών από τους Ρώσους φορμαλιστές στις αρχές του 20ου αιώνα και πέρασε αργότερα στους στρουκτουραλιστές και σημειολόγους θεωρητικούς της λογοτεχνίας.

ΓΙΑΝΝΗΣ ΖΗΚΟΥΔΗΣ: Άξιον Εστί

Discuss the portrayal and effects of loss in the poetry of Cavafy

My Mother's Sin and Other Stories A series of lectures on Modern Greek literature taught by Dr Dimitra Tzanidaki-Kreps This is a first class essay of one of my students, Jenny Wight, who took my course this year writing beautifully on the effects of loss in Cavafy's poetry.

Discuss the portrayal and effects of loss in the poetry of Cavafy

Poetics and Histories: To What Extent Did C. P. Cavafy Alter Historical Narratives, and for What Artistic Purposes?

stuident Name: Joseph Watson Module Lecturer: Dr Dimitra Tzanidaki-Kreps Date of Submission: 11/01/2016

Poetics and Histories: To What Extent Did C. P. Cavafy Alter Historical Narratives, and for What Artistic Purposes?

Discuss the portrayal and effects of loss in the poetry of Cavafy

My Mother's Sin and Other Stories A series of lectures on Modern Greek literature taught by Dr Dimitra Tzanidaki-Kreps This is a first class essay of one of my students, Jenny Wight, who took my course this year writing beautifully on the effects of loss in Cavafy's poetry.

Discuss the portrayal and effects of loss in the poetry of Cavafy

Η ΔΕΠΠΣ και η ελληνόγλωσση εκπαίδευση εξωτερικού

Αξιολόγηση της ελληνόγλωσσης τριτοβάθμιας εκπαίδευσης εξωτερικού στην Ελλάδα

Η ΔΕΠΠΣ και η ελληνόγλωσση εκπαίδευση εξωτερικού

Hyperion or the hermit in Greece

Concept, dramaturgy and performance by Dimitra Kreps

Hyperion or the hermit in Greece

BIRZEIT UNIVERSITY - Παλαιστίνη

Ευαγγελία Καφφέ-Αλαούνε BIRZEIT UNIVERSITY Αγγλόφωνο Πανεπιστήμιο όπου διδάσκονται τα ν.ε

BIRZEIT UNIVERSITY - Παλαιστίνη

ἐξ ἐρίων δὴ καὶ κλωστήρων καὶ ἀτράκτων

This essay examines that metaphor in the context of the political and war situation at the time Lysistrata was first performed. It considers traditional gender roles in the fifth-century Greek polis and Lysistrata’s inversion of those roles in her weaving analogy. Aristophanes’ comedic purpose in the weaving speech, in Lysistrata as a whole, and more generally across his corpus is examined. In addition, some observations are made about the sound pattern of Lysistrata’s speech and, in a personal argument, a speculative suggestion is advanced that the audience might have associated her cadences with the familiar rhythms of a domestic weaving loom.

ἐξ ἐρίων δὴ καὶ κλωστήρων καὶ ἀτράκτων

Notre petite ville- Η ΜΙΚΡΗ ΜΑΣ ΠΟΛΗ

lectrice writes, "
Ευδοκία Παπαγιαννοπούλου
La présente traduction en français de l’article de Kosmas Vidos intitulé « Η ΜΙΚΡΗ ΜΑΣ ΠΟΛΗ » publié dans ΒΗΜagasino, le 25 novembre 2007, a été effectuée par Mme Monique Clotuche en collaboration avec Mme Jeannine Monnoye dans le cadre du cours de Traduction de Madame Evi Papayannopoulou à l’ Ecole d’Interprètes Internationaux de l’Université de Mons-Hainaut, Belgique.

Η παρούσα μετάφραση στα γαλλικά του άρθρου του Κοσμά Βίδου με τίτλο « Η ΜΙΚΡΗ ΜΑΣ ΠΟΛΗ » που δημοσιεύτηκε στο Βημαgαsino της 25 Νοεμβρίου 2007 , έγινε από την κα Μονίκ Κλοτύς σε συνεργασία με την κα Ζανίν Μοννουά στο πλαίσιο του μαθήματος Μετάφρασης της κας Εύης Παπαγιαννοπούλου στη Σχολή Διεθνών Διερμηνέων του Πανεπιστημίου της Μονς-Αινώ στο Βέλγιο.
"

6 Μαρτίου 2008

Traduction
Kosmas Vidos

Notre petite ville
Un homme de la rue passe en revue ses pensées

Je suis bombardé de factures. Des dizaines de factures que des facteurs pleins de malice jettent chaque jour dans ma boîte aux lettres. Il me vient à l’esprit de l’arracher du mur, espérant que la prochaine fois (demain !) quand ils se pointeront, pleins d’appétit, ils seront pris au dépourvu, décontenancés et jetteront les mauvaises nouvelles dans la boîte aux lettres de la maison voisine. Ou bien j’imagine que je vais déménager sans communiquer ma nouvelle adresse, dans l’espoir que le nouveau locataire de mon ancienne maison va continuer à payer également mes propres dettes, par automatisme, sans bien comprendre ce qu’il paie. C’est que moi aussi, par automatisme, je paie des factures de plus en plus élevées pour l’électricité, les télécommunications, la Commune, le fisc, etc.… sans vérifier. Une fois que j’ai commis cette erreur et que je me suis assis pour voir ce que recouvraient les quarante et quelques € de facture d’électricité qu’on me réclamait pour une maison qui était restée fermée pendant plus de deux mois, je me suis rendu compte que la plus grande partie de ce montant concernait des charges pour tous ceux qui nettoient ou ne nettoient pas, qui entretiennent ou n’entretiennent pas, qui gardent ou ne gardent pas la zone où se trouve la maison.
Et c’est un sentiment de désarroi qui m’a saisi, un sentiment d’injustice qui n’est pas près de me lâcher. Ce sentiment d’injustice est une maladie sournoise qui me ronge complètement, ces derniers temps. J’ai le sentiment d’être lésé quand je paie et repaie avec une telle régularité mes redevances à un Etat qui n’est capable que d’une seule chose : m’en demander toujours plus. Je réside dans le quartier de Ghyzi, en plein centre d’Athènes. Dans un quartier qui a eu la malchance de n’accueillir aucune discipline des Jeux Olympiques de 2004, pas même une nage synchronisée… ce qui explique qu’on ne s’est pas préoccupé de l’aménager un tant soit peu. Ainsi, si l’organisation des Jeux est passée comme un petit vent de renouveau qui a apporté de la fraîcheur aux autres quartiers, pour nous c’est comme si de rien n’était. Dès lors mon quartier se meurt à petit feu, oublié de tous et surtout de la ville d’Athènes. Tellement tombé dans les oubliettes que, si les habitants de Ghyzi se rassemblent et organisent un mouvement de scission vis-à-vis d’Athènes, s’ils créent un petit Etat autonome, ils ne se donneront tout simplement pas la peine de nous en empêcher. C’est en tout cas mon avis. Pour eux nous n’existons pas. Et même si, au dernier moment, ils font semblant de se soucier de nous, ce sera seulement quand ils se rendent compte que, si nous prenons notre autonomie, ils perdront la rançon qu’ils exigent de nous.
Quoi qu’il en soit, ils nous ont abandonnés à notre triste sort. Il ne nous reste qu’à subir la dévalorisation quotidienne de notre quartier. En effet, la dévalorisation de Ghyzi est une réalité : routes et trottoirs dans une situation déplorable, complètement détruits et crasseux. Les poumons verts – le bosquet derrière les tribunaux et le Champ de Mars, etc …- qui meurent peu à peu. Des immeubles de mauvais goût collés les uns aux autres dans lesquels on suffoque. Et une nouvelle anarchie sociale qui flambe. L’ « occupation » d’un grand nombre d’appartements du quartier par des immigrés – des Albanais, des Roumains et aussi des Africains – m’est apparue au début comme plus que merveilleuse. Partisan de la polyphonie qu’apporte la symbiose de différentes civilisations, j’ai pensé que finalement le quartier allait revivre, qu’il allait retrouver une vitalité, un intérêt. Peut-être qu’il en aurait été ainsi, si entretemps la mairie d’Athènes, le pouvoir, s’était souvenu de l’existence de Ghyzi et s’était souciée que se passe correctement la transition vers un nouvel ordre des choses. Hélas, une fois de plus, ils nous ont abandonnés à notre triste sort. Au moment où nous, les habitants d’Athènes, nous n’avons aucun sentiment et aucune attention pour notre ville, comment pourrions-nous obliger ses nouveaux habitants à l’aimer et à avoir, à leur tour, du respect pour elle ?

Résultat ? Mon quartier s’est transformé en un énorme tripot où des gens de l’Europe de l’Est, ivres en permanence, sont en train de boire assis sur des cageots ou par terre sur les trottoirs devant nos maisons, jetant n’importe où des bouteilles, des papiers, des cigarettes, criant, crachant avec bruit, dévisageant avec une insistance gênante ou harcelant les femmes qui passent.
Un tripot d’où résonnent, venant de chaque appartement, aux moments les plus inopportuns, des chansons populaires polyphoniques de Agioi Saranta (ces chansons qui n’ont pas de paroles, juste un air lancinant : « aaaaaaaaooooooooooiiiiiiiiii »., des succès pop de la Perestroïka, des danses du ventre et des tsamikos. Un tripot où les hurlements venant de leurs disputes dans différentes langues inconnues font partie du train-train quotidien. Un tripot où l’entrée de mon immeuble est devenue le lieu de rendez-vous d’une bande de jeunes qui parlent une langue étrange, qui éteignent leurs cigarettes dans les escaliers et qui vous regardent, comme si on les dérangeait, quand on leur demande de s’écarter pour vous laisser entrer dans votre maison. (Quelqu’un qui est furieux contre eux, c’est notre femme de ménage, également immigrée économique, qui leur fait la chasse pour qu’ils décollent les chewing-gums des dalles en marbre. Un tripot où les rues sont, à la fois, pleines de chiens, errant dans un piteux état, et où les immondices forment des monticules au pied de nos fenêtres. Un enfer ! Comme si cela ne suffisait pas, notre quartier a été livré sans conditions à un flot décadent d’immigrés économiques (oui, ça existe !) et la situation a empiré. A côté de la caricature du Grec, s’est greffée celle de l’Albanais qui a fini par s’imposer .... Et la situation a vraiment tourné au vinaigre …

Quelle vie que la nôtre ! Les derniers succès de Tirana résonnent jusqu’à deux ou trois heures du matin, avec ces fêtards qui font la sourde oreille aux reproches de ceux qui ont le tort de se reposer à de telles heures. Les disputes entre ces soulards des trottoirs sont monnaie courante. Les rues qui étaient sûres jusqu’à maintenant ont commencé à ne plus être si sûres, surtout le soir. Le quartier où j’ai grandi et qui était jadis un vrai bijou est devenu un des quartiers les plus misérables de la ville. Dommage, car il avait les atouts pour être beaucoup plus séduisant. A condition que le bourgmestre et les autres responsables se souviennent que nous existons. Qu’ils se souviennent que le centre de la ville , ce n’est pas seulement la place Kotzia ou la place Syntagma. Que nous aussi nous soyons considérés comme de citoyens de la première circonscription d’Athènes. Que nous continuons à payer des factures élevées, parmi lesquelles notre redevance à la mairie d’Athènes. Car nous payons la mairie, mais de mairie point ne voyons …
Peut-être que, en fin de compte, si nous nous séparons de notre ville et si nous sommes annexés à la mairie de Tirana, nous aurons un sort plus enviable ….J’ai entendu dire qu’ il y a, là-bas, une meilleure offre d’emploi et que les quartiers sont embellis …

PS. Le Pasok repart à zéro, le gouvernement Karamanlis repart à zéro, laissant derrière lui les erreurs du passé. La mairie d’Athènes repart à zéro, en faisant confiance à Nikitas Kaklamanis, resté jusqu’alors dans les coulisses …
Ne pourraient-ils pas nous intégrer, nous aussi, dans leurs nouveaux départs ? Si je peux donner mon avis, sans être importun …

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